Quelle place pour
la parole dans la clinique
aujourd'hui ?

Association des
psychologues freudiens

Que devient la fonction de la parole dans les institutions où normes, protocoles, outils technologiques et algorithmes voudraient la contourner ?

Notre époque des process et de l’hyperconnexion a un problème avec la parole. Cette parole est un prisme à plusieurs facettes, mais dans tous les cas, elle loge une certaine initiative du sujet. Et avec celle-ci, la possibilité d’un choix qui, tout en l’engageant à son insu – bien au-delà du discours convenu – jusqu’à souvent retentir dans le corps, laisse se déployer un libre-arbitre, où son désir peut se conjoindre à sa vitalité.

Les professions qui font usage de la parole attestent de ce prisme par les différents usages qu’elles en font : psychologue, médecin généraliste, médecin spécialiste, psychanalyste, psychiatre, orthophoniste, enseignant, soignant, psychomotricien… mais aussi salarié administratif, quelle que soit sa fonction.

Toute parole est d’emblée relationnelle quand elle engage la présence du corps. Toute autre est celle qui est sollicitée au travers d’un appareil technique comme un questionnaire, filtrée par la technologie des machines numériques, ou asservie à des protocoles préétablis. Ce sont là différents habillages de ce qu’il faut considérer comme étant une parole imposée, autant qu’impersonnalisée, estompant toute subjectivité et, avec elle, une singularité toujours dérangeante. C’est là la lourde contrainte que font peser aujourd’hui l’alliage et l’alliance du discours capitaliste et de la science.

Ce recueil publie des témoignages d’acteurs sociaux très divers, réunis lors d’une après-midi de travail sous l’égide de l’Association des psychologues freudiens le 26 mai 2018 sous le titre : « Quelle parole dans la clinique d’aujourd’hui? »

Les débats de cette après-midi de travail, jetteront – nous l’espérons – une certaine lumière sur cette situation commune à beaucoup de professions, tout comme ils engageront des réflexions sur les solutions, toujours au un par un, à inventer.

 

 Isabelle Galland présidente, Stella Harrison vice présidente, René Fiori vice-président

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