Association des
psychologues freudiens

Qui sommes-nous ?

pexels-pixabay-356079.jpg

BUREAU DE L'ASSOCIATION :

Présidente : Isabelle Galland

Président adjoint : René Fiori

Secrétaire : Stella Harrison

Trésorière : Anne-Sophie Delaleu

Newsletter : Solenne Albert

Equipe de lecture de la newsletter :

Solenne Albert, Isabelle Galland, Stella Harrison, Nathalie Georges, Sarah Camous-Marquis, René Fiori, Anne-Sophie Delaleu, Anne Colombel-Plouzennec)

Site internet : Anne Colombel-Plouzennec

Logo de l'association : Claude-Luca Georges

COORDONNEES DE L'ASSOCIATION :

95 bd Saint Michel - 75005 Paris

assopsychologuesfreudiens@gmail.com

 

L’association des psychologues freudiens s’est créée en 2003, en réponse à la menace que faisait peser l’amendement Accoyer sur notre profession.

Ses principes sont inscrits dans ses statuts. Nous considérons notamment comme fondamental le droit de la personne souffrante à choisir librement son psy, hors « parcours de soins ».

L’association a pour but de défendre et de promouvoir une pratique de psychologues orientée par la psychanalyse. Elle défend aussi le fait inscrit dans la loi de 1985 que les psychologues ne sont pas des professionnels de santé, même quand ils travaillent à l’hôpital. Ses membres souscrivent à la découverte Freudienne de l’inconscient. Ils se déclarent résolument contre les nouvelles normes de la psychologie évaluatrice et protocolisée qu’on veut leur imposer. Son but est de diffuser l’information, d’intervenir auprès des pouvoirs publics. 

 

L’association agit par le biais de commissions qu’elle crée et dont elle coordonne le fonctionnement. Actuellement, vient de se mettre en place une commission de lecture de textes de lois, composée de 16 personnes. Cette commission se met au travail, en vue d’adresser une réponse, pour dénoncer les mensonges et insinuations contenues dans le rapport de l’académie de médecine du 18 janvier 2022, intitulé : « Psychothérapies, une nécessaire organisation de l’offre. » … Celui-ci ne cache pas son profond mépris pour la psychanalyse, et au-delà, pour la parole des patients, quel que soit le type d’écoute dont ils bénéficient. 

 

L’APF s’est également pleinement associée à l’appel au boycott du dispositif Monpsy que nous considérons comme une atteinte grave à la liberté de nos pratiques. Nous sommes contre le remboursement des séances par la sécurité sociale si cela implique une para-médicalisation de nos pratiques. Nous sommes pour l’invention de dispositifs favorisant l’offre de consultation aux personnes en difficultés financières. Nous sommes intervenus à la journée de convergence des psychologues en lutte pour faire entendre notre mécontentement.

 

L’APF s’est engagée dans une requête, aussitôt après la publication, au Journal Officiel, le 10 mars 2021, de l’arrêté « relatif à la définition de l’expertise spécifique des psychologues. » Nous sommes intervenus au forum « Arrêtons l’arrêté ! » afin de dénoncer la menace pesant sur la pratique des psychologues orientés par la psychanalyse. Vouloir réduire le champ psy à des troubles « neuro » ou « cognitifs » ou « comportementaux » que l’on soignerait à coup de « remédiations neuro psychologiques et de psycho éducation », est totalement inacceptable et dénote, outre un irrespect des personnes, une profonde méconnaissance de nos pratiques, fondée sur la clinique du sujet et l’écoute de la parole du patient.

 

Par ailleurs, nous sommes sensibles au démantèlement progressif des moyens alloués aux consultations intégralement remboursées et aux accueils gratuits. Nous avons lancé une newsletter, à partir d’un appel aux psychologues freudiens, à venir témoigner du malaise dans leur institution. Nous pensons qu’il est urgent de redonner aux secteurs public et associatif dans le champ sanitaire ou médico-social, les moyens humains et financiers indispensables pour prendre dignement en charge la souffrance psychique. Nous nous opposons à cette idéologie de rentabilité économique qui prend le pas sur la qualité des soins, ce dont le scandale Orpea est un symptôme. 

 

L’APF met en œuvre des actions concertées et fondées sur des principes acquis de la formation freudienne : réunions, débats, publications, newsletter, site web, … 

Une équipe communication/diffusion est à l’œuvre afin de déployer et améliorer nos outils.

Une équipe de correspondants APF en région se met en place, afin de faire connaître et déployer les actions de l’association sur le territoire.

 

L’APF s’associe à la convergence des psychologues en lutte, convergence qui réunit de nombreuses associations, collectifs, inter-collèges… Une tribune de la convergence a été publiée dans le journal le Monde du 29 Mars 2022 : « Nous sommes des psychologues et nous ne serons jamais des vendeurs de soins psychiques. » Nous vous encourageons à la signer et à la faire connaitre à vos collègues. Pour signer la lettre ouverte publiée dans Le Monde, écrivez à : lettreouvertepsys@gmail.com

 

Nos revendications :

Nous nous opposons à la para médicalisation de nos pratiques. Nous ne voulons pas d’une prescription, ni même d’un adressage par le médecin traitant. Nous ne voulons pas de « listes de psychologues accrédités ». Accrédités par qui ? Nous avons un diplôme professionnalisant au terme d’un parcours théorique et pratique, qui doit être reconnu et protégé, comme l’Université qui le délivre. Notre formation universitaire solide nous confère une autonomie dans nos pratiques ; elle nous sensibilise à la nécessité de faire des formations post-doc et cliniques une fois le cursus universitaire accompli, le plus souvent à nos frais. Notre indépendance vis-à-vis du médical est aussi ce qui permet de garantir le respect du secret professionnel et la liberté de parler, indispensables dans une démocratie. Ne pas réserver la psychanalyse aux seuls médecins fut un des combats de Freud. La psychologie, à fortiori celle qui se réfère à l’orientation de Freud, est l’héritière de cette position.

 

Nous nous opposons au dispositif « Monpsy » et à toutes les tentatives de faire rentrer nos pratiques dans des protocoles standardisés qui sont délétères pour les patients et qui infantilisent notre pratique. 

Dans l’hypothèse d’un remboursement des séances, nous souhaitons une convention spécifique aux psychologues, indépendante de toute sujétion au médical, et à un tarif décent. Nous pensons qu’il est fondamental de ne pas faire de comptes-rendus concernant la clinique des patients, nous tenons au secret professionnel. Nous jugeons crucial que la durée des séances ne soit pas fixée à l’avance en nombre de minutes. Par ailleurs, notre formation, exigeante et permanente, nous permet de recevoir tout type de pathologies, tout type de patients, aussi nous ne voulons pas être limités à ne recevoir que des « souffrances légères à modérées ». Il n’est pas sérieux de dire que l’on peut évaluer la souffrance psychique sur une échelle « légère, moyenne, forte ». Non seulement la souffrance psychique ne se chiffre pas mais elle peut fluctuer, se modifier.

 

Nous nous opposons à l’arrêté du 10 mars 2021. Un protocole de soin, valable pour tous, et fixé à l’avance, va à l’encontre de notre code de déontologie – qui exige de prendre en compte, au un par un, la singularité de nos patients. : « La complexité des situations psychologiques s’oppose à l’application automatique de règles. » Nos principes ne sont pas des standards.

 

Enfin nous nous opposons à la proposition d’un conseil de l’ordre des psychologues si celui-ci vise à uniformiser nos pratiques. Nos pratiques sont plurielles, et nous tenons à cette pluralité des approches qui est une richesse et qui permet aux patients de choisir le type d’approche qui leur conviennent. 

Nous ne voulons pas d’un contrôle de nos outils. Nous souhaitons conserver une pluralité clinique et théorique, indispensables dans une démocratie.

Solenne Albert