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« Quand les enfants vont mal, comment les aider ? »



Rapport HCFEA
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L’association des Psychologues freudiens vous invite à lire le Rapport 2022 du Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’adolescence (HCFEA) qui vient de paraître et fait déjà parler de lui dans les médias.

Intitulé « Quand les enfants vont mal, comment les aider ? » ce rapport propose un état des lieux de l’offre de soins en France ainsi que des recommandations et des pistes d’amélioration.

Notre équipe de correspondants s’attèle à sa lecture, et nous diffuserons bientôt des newsletters spécial « Échos du Rapport 2022 du HCFEA ».


Pourquoi est-il essentiel de lire ce rapport, d’en faire connaître les idées principales, de le diffuser ?

Parce que ce rapport permet de cerner les causes fondamentales du malaise du système de santé en France. À partir d’une étude extrêmement fouillée, sérieuse, remontant sur plusieurs dizaines d’années, ce rapport démontre la nécessité de soins plus humains, et l’importance de proposer aux enfants – et à leur entourage – des soins reposant sur la parole, sur l’alliance thérapeutique, plutôt que sur les expertises, les protocoles, les prescriptions médicamenteuses.

Les chiffres sont là à l’appui et ils sont effarants : ces dix dernières années, les possibilités d’accueil et de suivi des enfants ont été divisées par quatre. Conséquence : ces mêmes dix dernières années, les prescriptions de psychotropes, hypnotiques, neuroleptiques ont été multipliées par deux pour les enfants. C’est ce que ce rapport nomme très justement « l’effet ciseau » – c’est-à-dire le recours, faute de soins adaptés, à la seule prescription de médicaments psychotropes, alors même que l’indication ne correspond pas, en première intention, à la situation de l’enfant.

Le constat est implacable : si on prétend se passer de ce que les enfants, leur famille, leur entourage ont à DIRE c’est alors aux solutions chimiques qu’ont recours familles et institutions pour essayer de traiter la souffrance des enfants. Ce rapport dévoile également que cette augmentation considérable de médicaments psychotropes chez l’enfant se fait la plupart du temps hors Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).

La question devient donc celle-ci : quelle société voulons-nous pour nos enfants, pour nos proches ?

Voulons-nous vraiment d’un monde où les pratiques médicamenteuses se substitueront aux pratiques psychothérapeutiques, éducatives et sociales ? Les études internationales démontrent pourtant que la souffrance psychique et les demandes de soins augmentent à mesure que la prescription médicamenteuse progresse.

Cela signifie que le symptôme de l’enfant – lorsqu’il n’est pas écouté – lorsqu’il est uniquement étouffé chimiquement – ne disparaît pas – mais se déplace, prend d’autres formes et même, disons-le, s’enkyste, se renforce. Plus on attend pour prendre en charge un enfant, plus il y a de risque que son mal être s’intensifie.

Il y a donc urgence à lire ce rapport qui réveille les consciences et pose cette question : quelles politiques et quelles pratiques de soins souhaitons-nous pour nos enfants et les prochaines générations ?

Les recommandations proposées par ce rapport sont intelligentes : Le Haut Conseil recommande de renforcer considérablement les moyens structurels dédiés à la santé mentale de l’enfant, à savoir les approches psychothérapeutiques, éducatives et sociales destinées à l’enfant et à sa famille.

L’association des Psychologues freudiens ne peut que se réjouir de telles recommandations qui soutiennent l’intérêt clinique des psychothérapies, particulièrement la psychanalyse et les pratiques psychodynamiques.

Et l’invitation que nous avons lancée à Sébastien Ponnou, co-rédacteur de ce rapport, tombe à pic !

Lors de la soirée du mardi 09 mai, 21 h, intitulée : « Hyperactifs ? », notre invité présentera également les enjeux de ce rapport.

Vous y êtes bienvenus.


Solenne Albert

Pour le bureau des Psychologues freudiens


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