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Question des Psychologues freudiens à Chloé Bauden, psychologue clinicienne

Dernière mise à jour : il y a 2 jours



Vous intervenez dans plusieurs structures ou dispositifs d’offre de soins depuis des années, pouvez-vous vous présenter et nous dire dans quel climat institutionnel vous travaillez ?

En quoi consistent vos actions, comment parvenez-vous à engager votre formation freudienne et votre pratique sur le terrain ?

Psychologue depuis plus de 15 ans dans une équipe mobile extra hospitalière, j’exerce ma profession auprès des personnes en fin de vie et de leurs proches. C’est une équipe pluridisciplinaire (médecin, infirmier, psychologue) qui me confère une autonomie quant à mon approche théorique auprès du patient. L’écoute d’une parole singulière à cette période de vie inédite est au centre de ma pratique.

En outre, je participe en tant que psychologue libérale à un collectif de psychologues dont la majorité est orientée par l’éthique de la psychanalyse.

Cette année, nous nous sommes vus refuser une subvention versée depuis des années en faveur des aidants familiaux au motif de la mise en place du dispositif MonSoutienPsy.

Dans ma pratique libérale, je suis régulièrement contactée par des personnes en recherche de « psychologues TCC » recommandés par leur médecin traitant ou simplement parce qu’ils l’ont entendu comme recommandations dans certains médias.


Entre la solitude de l’acte et la solidarité avec les collègues, comment vous y retrouvez-vous ?

L’association de psychologues représente un appui primordial. Les supervisions, les temps d’échanges cliniques et les réunions institutionnelles en font partie. Cela permet d’« être seul à plusieurs » en tant que psychologue ayant sa pratique individuelle au sein d’un collectif orienté par la pensée psychanalytique.


Quel écho a eu dans les lieux où vous travaillez la menace de l’amendement n°159 visant à ne plus rémunérer tous les intervenants dans le champ psy se référant de près ou de loin à la psychanalyse ?

Spontanément, les collègues psychologues ont réagi de concert et des pétitions contre l’amendement ont circulé entre nous, la plupart d’entre nous étant en poste salarié dans les institutions menacées.


Comment envisagez-vous de défendre vos choix ?

En me mobilisant  contre l’amendement et les dérives du discours en vigueur, en communiquant et en expliquant les dangers de cette proposition autour de moi, aussi bien sur le plan professionnel (collègues et patients), que sur le plan personnel.





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